Isabelle Stolar (profil)
Des dessins d'enfants:
Je faisais partie de ces enfants qui gribouillaient souvent. Très tôt, dessiner fut pour moi un passe temps privilégié et la meilleur manière de faire se correspondre les différentes dimensions de mon expérience d'enfant.
Vers 6 ans, je me souviens avoir représenté beaucoup de vaches ainsi qu'une multitude de personnages sans mains. Ces derniers ne laissant, me direz vous, rien présager d'enthousiasmant en terme de potentiel relationnel! Heureusement, avec le temps, dans l’univers des images, tout au moins, les mains poussent ça et là, au gré des apprentissages.
…et voila que récemment, je me suis remise a dessiner des vaches! Je les ai montrées a ma fille lorsque elle avait moins de deux ans, elle a dit “para” (vache en hébreu)...
Ma fille parle hébreu puisque le hasard des rencontres a fait que notre petite famille vit actuellement en Israël. Après quelques babillages lyonnais et montiliens (le nougat!), ma fille a donc adopté l'hébreu comme première langue. Elle peut dire «KHHHH» et «RRRRR», invraisemblables vocalises pour nous francophones. Me voilà donc souvent admirative et quelque peu tributaire de mon professeur d'hébreu de deux ans et demi!!!
En passant par des missions de "protection de l'enfance et de l'adolescence"...
La première partie de ma vie professionnelle s'est passée au contact direct d'enfants fragilisés voir mis en danger par toutes sortes de conditions personnelles et sociales.
Après une formation d'assistante de service social, j'ai travaillé pendant une dizaine d'années dans le domaine de la protection de l’enfance et de la jeunesse. En parallèle, j'ai étudié la sociologie et l'anthropologie (maitrise) à l'université de Lyon.
Hormis mes "gribouillages" occasionnels, pendant cette période, je n'avais pas de lien direct avec le dessin. j'étais cependant, naturellement sensible à la part créative des enfants rencontrés dans le cadre de ma fonction sociale et éducative.
Je suis récemment revenue aux études, l'espace d'une année, au sein du département de communication de l'université Lyon II, pour obtenir un master professionnel intitulé «Humanitaire et Solidarités». Je souhaitais étendre mon expérience de la relations d'aide à des compréhensions et des pratiques plus ouvertes sur l'international.
A l'occasion du stage de fin d'année du master j’ai réalisé le site (http://www.common-paradise.net/imaginaire/imaginaire) pour une association Grenobloise qui développe des outils d’éducation à la paix et au vivre ensemble. Le but était de présenter ces outils ainsi que la logique éducative qui les sous tend, en portant une attention toute particulière aux images mentales élaborées par les enfants lors d’une création, plastique, musicale...etc.
... Vers une petite "fabrique d'images".
J’ai aimé penser l’imaginaire en tant que relation d’images qui ouvrent à l’action et à la création d’autres images... un peu à la manière d’un conte initiatique qui peut être une sorte d’évasion poétique hors du réel mais qui vise aussi l’ interrogation de la réalité.
A l'issue de cette petite réflexion sur la formation et la portée des images, j’ai eu envie, non plus de penser le processus théorique d'élaboration des image mais de me munir de crayons, d'acrylique et d'ouvrir photoshop pour créer des images par moi même.
Dans un premier temps j'ai commencé par accrocher des vaches et des oiseaux aux murs de la chambre de ma fille. Avec le temps, de nouveaux compagnons tel que des lapins doux, des ours penaud, des lions agités et des fées étourdies les ont rejoints. Les jours passant, cette population éclectique a sollicité un peu plus d'espace.
Le temps passant nous avons convié quelques fées distraites, élégantes et "gribouilleuses". A l'instar du chat botté, l'une d'entre elle n'a jamais voulu laisser ses bottes rouges sur le pas de la porte. La "fée bottée" est passée par là.
Lieu de passage et de résidence de ces personnages - sur la boite au lettre,où un oiseau improbable veille, on peut lire: «les image d'Isa».
Je vous en prie, entrez:
Bienvenue sur le site!


